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Conclusion de la deuxième partie
Les nouvelle
technologies appliquées à la littérature, lorsqu'elles
sortent du cadre de la lecture et de l'amateurisme, suscitent la
méfiance et des résistances de la part des institutions
traditionnelles. Le livre est en effet un objet économique
et symbolique fort. Le sort réservé à Internet,
aux livres électroniques et à l'édition en
ligne dégage les conditions qui fourniront au web littéraire
des bases saines.
Il est capital que la littérature sur Internet s'affranchisse
des modèles " réels ". Un contenu traditionnel
ne peut être transposé tel quel sur le support numérique
: une recréation est nécessaire pour éviter
les doublons polémiques tels que le livre et le livre électronique.
L'Internet littéraire doit montrer son originalité,
son utilité, et doit donc pour cela trouver les moyens de
légitimer ses contenus, en particulier pour l'édition
en ligne.
S'affranchir des modèles traditionnel, c'est aussi fonder
ses propres logiques juridiques et financières. Depuis le
XVIIIe siècle, le champ littéraire traditionnel se
développe en lien avec les évolutions du droit sur
la propriété intellectuelle et toute une économie
du bien intellectuel a été créée. De
la même manière, le web littéraire devra fonder
son propre code de la propriété intellectuelle et
son propre modèle économique pour pouvoir se développer.
Dix ans après l'avènement de l'Internet grand public,
cette question demeure centrale et dépourvue de solutions.
SUITE
3. Un champ littéraire numérique
est-il en devenir ?
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